RPS & QVT

La qualité de vie au travail


On sait maintenant que la performance de l’entreprise est indissociable du bien-être de ceux qui la composent. La croyance selon laquelle l’être humain ne donne le meilleur de lui-même que s’il subit la pression de sa hiérarchie est aujourd’hui battue en brèche par les études menées en sciences sociales. Les entreprises aux meilleures performances sociales s’avèrent être les meilleures au niveau de leurs performances économiques et également les plus pérennes. Au-delà de cette réalité économique, les entreprises et organisations ont aussi une responsabilité juridique face à la souffrance au travail.

Dans un contexte législatif incitatif, la mesure du niveau de qualité de vie au travail et la mise en place de plans d’action visant à développer le bien-être des collaborateurs sont devenues indispensables. Il en va également de la responsabilité sociale de l’entreprise de montrer qu’elle se préoccupe de la santé de ses salariés et qu’elle met en place les conditions nécessaires pour minimiser les risques et rendre la vie au travail plus qualitative. Avantage concurrentiel sur un marché du travail tendu pour certains métiers, la QVT fait désormais partie des critères de choix pour les candidats qui ont justement le choix : les nouvelles générations sont plus attirées par des carrières dans les entreprises performantes où il fait bon vivre.

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Les risques psychosociaux


Les RPS (stress, burn-out, dépression professionnelle, violence interne et externe) sont plurifactoriels : les causes sont économiques, culturelles, organisationnelles et individuelles et c’est de la conjonction de ces facteurs que nait la souffrance au travail. Ils ont un impact sur :

  • la santé des personnes : maladies cardiovasculaires, TMS (troubles musculo-squelettiques), pathologies mentales, troubles digestifs, dermatologiques, etc.
  • l’entreprise : absentéisme, turnover du personnel, dégradation du climat social et de l’image employeur, investissement contre-productif, risques financiers et juridiques, etc.


Le stress


« Un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face » selon l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail qui estime que 50 à 60 % des journées de travail perdues sont dues au stress. C’est la concomitance de facteurs de stress (ou job strain) qui va être source de souffrance et notamment :

  • une forte demande psychologique : charge de travail, complexité, responsabilité, urgence, charge émotionnelle, etc.,
  • une faible latitude décisionnelle : faible autonomie, toute situation subie, etc.,
  • un faible soutien social : isolement, climat dégradé, absence de communication, faible reconnaissance, etc.


L’individu est capable de gérer une situation stressante sur une durée limitée. Les pathologies apparaissent face à une exposition prolongée ou répétée.


Le burn-out ou épuisement professionnel


Quand un organisme est soumis à un stress chronique, ses ressources physiques, mentales et émotionnelles s’épuisent. Le burn-out concerne 2 à 11 % des individus au travail et se manifeste par un sentiment de fatigue chronique, une baisse des défenses immunitaires, des troubles du sommeil, des troubles de la concentration, des troubles émotionnels (sensibilité accrue, agressivité, retrait social, etc.).


L’apparition du syndrome d’épuisement professionnel nécessite une intervention à 2 niveaux :

 

  • Organisationnel : agir sur les composantes du travail qui mènent au burn-out (charge de travail, organisation du travail, clarification du rôle, augmentation de la latitude décisionnelle, etc.),
  • Individuel : agir sur le mode de fonctionnement mental de la victime et ses stratégies de coping.


La dépression professionnelle


La dépression professionnelle, autre conséquence du stress chronique au travail, est un trouble de l’humeur caractérisé par une combinaison de symptômes : tristesse, désespoir, absence de désir, repli sur soi, perte d’intérêt, diminution de la concentration… en lien avec des facteurs professionnels. La dépression professionnelle peut mener au suicide.


Ses symptômes sont de trois ordres :

  • Physiques : ralentissement, léthargie, troubles du sommeil, négligence de soi (alimentation, apparence),
  • Cognitifs : pensées négatives persistantes ou ruminations mentales, troubles de la concentration et de la mémoire, baisse des émotions, sentiment de culpabilité,
  • Comportementaux : isolement social, troubles de l’appétit, irritabilité, perte d’intérêt, absence de plaisir, agressivité, comportements suicidaires, passage à l’acte suicidaire.

La particularité de la dépression est le fort risque de rechute : plus une personne a connu des épisodes dépressifs, plus elle augmente la probabilité de refaire une rechute.


La violence interne


Le Bureau International du Travail définit la violence comme « toute action, tout incident ou tout comportement qui s’écarte d’une attitude raisonnable par lesquels une personne est attaquée, menacée, lésée ou blessée dans le cadre du travail ou du fait direct de son travail ». La violence interne se manifeste entre les salariés et va de l’incivilité à l’agression physique.

Le harcèlement est une forme particulière de violence interne. Puni pénalement, il est caractérisé par des « agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits de la personne du salarié au travail et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel » (article L 1152-1 du code du travail).

Le harcèlement est le fait d’agissements d’une personne sur une autre personne mais peut aussi trouver sa source dans l’organisation du travail et le contexte culturel de l’entreprise.


La violence externe


Certaines professions sont particulièrement exposées à la violence externe : santé, commerce, banque, services, etc. La violence au travail consiste en des cas d’agressions physiques ou verbales ponctuelles, non préméditées, qui peuvent entraîner des blessures physiques ou mentales.

L’exposition prolongée ou répétée à un risque de violence, qu’il soit interne ou externe, est une source majeure de stress et peut mener au burn-out ou à la dépression professionnelle.

 

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